28 May 2024
#Crime

50 témoins seront entendus dans l’affaire du génocide de Muhayimana

Environ une cinquantaine de témoins devraient donner leurs dépositions aujourd’hui en France accusant Claude Muhayimana pour son rôle dans le génocide contre les Tutsis qui a été perpétré par les Tutsis à Bisesero et dans les quartiers de Kibuye.

Les témoignages du TPIR considèrent Bisesero comme l’un des pires lieux de l’horreur du génocide contre les Tutsi.

Parmi les témoins, 15 rwandais témoigneront devant les juges de la cour d’assises de Paris dans cette affaire d’un mois.

Lors de la dernière session, les juges ont reporté l’audience car les témoins ne pouvaient pas voyager pendant les restrictions de voyage de Covid-19.

Son cas fait suite à ceux du capitaine Pascal Simbikangwa, condamné en 2016 à 25 ans de prison, et des anciens maires Octavien Ngenzi et Tito Barahira, condamnés en 2018 à la réclusion à perpétuité à l’issue d’un procès conjoint.

Les systèmes judiciaires français lui confèrent une compétence universelle pour la poursuite des crimes contre l’humanité.

Lors de la dernière audience, Muhayimana, 60 ans, et un ancien hôtel ont été accusés de complicité de génocide ainsi que de crimes contre l’humanité pour avoir fourni aide et assistance. Les accusations sont basées sur le fait qu’il a transporté des milices hutues vers les sites de tuerie dans les régions de Kibuye.

Les juges français ont rejeté les charges retenues contre Claude Muhayimana pour le massacre de l’église de Kibuye le 17 avril 1994, où près de 2 000 Tutsis ont été tués.

IBUKA France a déclaré dans un communiqué qu’elle était heureuse que le procès de 10 ans ait enfin eu lieu.

Egide Nkuranga, président d’Ibuka, la fédération des rescapés du génocide, a déclaré que le procès avait été entravé par différentes raisons politiques au cours des dernières années, mais que maintenant la France a manifesté son intérêt pour collaborer à l’impunité.

L’homme de 60 ans a fait l’objet d’une enquête en décembre 2011 lorsqu’un mandat d’arrêt a été émis contre lui mais il a été arrêté en 2012 sur son lieu de travail dans la ville de Rouen et placé sous extradition et a été libéré plus tard et à nouveau arrêté en 2014.

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