28 May 2024
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La France crée le rôle d’un envoyé spécial pour des dossiers du génocide des Tutsi

À partir de septembre, la France aura au Rwanda un envoyé spécial permanent chargé des dossiers relatifs au génocide, dit Antoine Anfré, le nouvel ambassadeur à Kigali.

C’est l’un des pages déjà ouvert lors de renouement des relations diplomatiques entre Paris et Kigali, après la reconnaissance de la France de ses “responsabilités accablantes” pendant le génocide perpétré contre des Tutsi en 1994.

En mai cette année, le Président français Emmanuel Macron a visité Kigali, où il a dit “Je viens reconnaître nos responsabilités ” dans le génocide des Tutsi. Il était au Mémorial du génocide de Kigali, où reposent plus de 250 000 âmes des victimes du génocide.

“En me tenant, avec humilité et respect, à vos côtés, ce jour, je viens reconnaître nos responsabilités “, a déclaré M. Macron dans une allocution empreinte de solennité.

Le président rwandais Paul Kagame a reconnu le travail de la France sur son rôle dans le génocide, même s’il n’a pas abouti à des excuses.

“Mais c’est un grand pas. Nous devons le reconnaître, l’accepter et travailler vers d’autres étapes.” Il a dit dans un entretien à l’AFP et France Inter.

Pour concrétiser cette normalisation des relations, le Président Macron a ensuite annoncé la nomination d’Antoine Anfré comme nouvel ambassadeur français au Rwanda, où le poste était vacant depuis 2015 en raison des tensions entre les deux pays.

Les activités de l’ambassade du Rwanda étaient coordonnées par Jérémie Blin en fonctions du chargé d’affaires.

L’ambassadeur Anfré a exprimé l’espoir d’une nouvelle page dans les relations bilatérales, marqué par, parmi eux, l’installation d’un envoyé spécial charge de poursuivre les suspects du génocide contre les Tutsis.

La question du rôle de la France avant, pendant et après le génocide des Tutsi a été un sujet brûlant pendant des années, conduisant même à une rupture des relations diplomatiques entre Paris et Kigali entre 2006 et 2009.

Mais il a été confronté à de nombreuses allégations qu’il héberge des génocidaires qui restent impuni, et ont maintenu l’idéologie génocidaire et la négation de génocide des Tutsi.

Confirmant l’arrivée imminente de l’envoyé spécial, Ambassadeur Anfré a dit aux journalistes “Nous allons essayer de l’accélérer, car nous espérons faire plus et obtenir des bonnes résultats”, a-t-il déclaré.

Il est prévu que l’envoyé spécial sera basé à l’ambassade de France à Kigali, et son arrivée aura lieu le 20 septembre 2021. Il va travaillera main à main avec la justice rwandaise et servir comme liaison au côté de la France.

Le parquet rwandais a formé une Unité de Traque des génocidaires, qui a partagé plus d’un millier des mandats d’arrêts exigeant l’arrestation des personnes impliquées dans le génocide contre les Tutsis.

Depuis sa création en 2007, environ 1 146 mandats d’arrêt ont été envoyés dans plus de 30 pays africains, et même européens.

Le plus grand nombre est en Afrique, notamment en République démocratique du Congo avec environ 408 mandats. La France a reçu 47, la Belgique 40, Pays-Bas 26, Canada 14, etc.

Seulement 24 suspects ont été arrêtés et déportés.

En France, notamment, Kabuga Félicien, considéré comme le financier du génocide et l’un des suspects de génocide les plus recherchés, a été arrêté en mai 2020.

Mais beaucoup de questions restent posées sur d’autres fugitives. Parmi eux, la veuve du Président Juvénal Habyarimana, Agathe Kanziga.

Avant M. Macron, Nicolas Sarkozy (2010) était le seul président de la France à s’être rendu à Kigali depuis le génocide en 1994.

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