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Afrique Centrale

Aucun Policier Rwandais Ne Se Trouve En RDC – Le Chef de la PNC

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Le Commissaire Divisionnaire Principale et Commissaire Général de la Police Nationale Congolaise (PNC) Dieudonné Amuli Bahigwa a clarifié qu’il n’y a aucun policier rwandais sur le sol congolais, et que la PNC est capable de sa mission malgré des rumeurs diffusés par certains acteurs politiques.

Selon des informations, une centaine de jeunes ont fait des démonstrations ce lundi à Goma contre ce qu’ils appellent la présence des policiers rwandais en RDC.

Ces demonstrations suivent les appels des politiciens comme Martin Fayulu qui dirige la coalition Lamuka. I la écrit sur son compte Twitter que “Cette présence, comme celle de l’armée ougandaise, viole la souveraineté de notre pays et tend à officialiser sa balkanisation.”

Ce sont des réactions suivant la conclusion de la visite de trois jours du Général Bahigwa au Rwanda depuis le 13 décembre.

Les deux pays ont signé un protocole d’accord pour renforcer la coopération des deux institutions et leurs efforts pour lutter contre toutes les formes de criminalité organisée, transnationale et transfrontalière.

“Face au développement sans cesse croissant des différents syndicats du crime; utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication, et d’autres méthodes sophistiquées pour commettre des crimes, nous avons l’obligation d’être prêts à tout. Pour le faire, nous avons l’obligation de fédérer nos actions en partageant des renseignements et des informations criminelles,” disait Général Bahigwa à côté de son homologue Rwandais Dan Munyuza.

Malheureusement, de retour à son pays, certains éléments politiques avaient commencé à diffuser que Général Bahigwa a signé un accord pour l’entrée sur le territoire congolais de la force de police rwandais.

Il a confirmé a la presse congolaise samedi qu’il n’a ni qualité ni grade pour signer un tel accord, selon Radiookapi.

Il s’est retrouvé à Kigali dans le cadre de sa mission comme président de la Coopération régionale des chefs de police de l’Afrique centrale (l’EAPCCO); poste qu’il occupe depuis octobre 2021.

“Aucun policier rwandais ne se trouve sur le sol congolais. La Police nationale congolaise assure pleinement sa mission régalienne de protéger et sécuriser les personnes et leurs biens”, il a affirmé samedi 18 décembre à Kinshasa.

“Malheureusement, sur les réseaux sociaux, beaucoup de commentaires soutiennent que Dieudonné Amuli Bahigwa est allé à Kigali pour signer les accords pour qu’une force de police rwandaise vienne en RDC […] Mais c’est ça la vérité maintenant: nullement et nulle part nous avons fait allusion à une force de police rwandaise en RDC. Pas du tout! Nous, la PNC, devons rester dans nos obligations constitutionnelles,” il a ajouté.

Selon Général Bahigwa, la police congolaise est capable de faire ses missions régaliennes comme il le faut.

“Nous n’avons pas besoin aujourd’hui de nous dérober de cette mission constitutionnelle et aller prendre une force étrangère pour sécuriser la population congolaise. Non ! Ça, c’est faux et archi-faux. Ce que je vous dis, c’est la voix autorisée et c’est la vérité, nul part on a fait allusion dans nos entretiens à ça”, a assuré Dieudonné Amuli.

Le Rwanda a été souvent mentionné dans des crises internes de la RDC par certains politiciens.

Des exemples récents comptent les discours de la balkanisation, des allégations que certains éléments de la M23 ont attaqué les partis de l’Est de la RDC en provenance du Rwanda en novembre dernier ou une dite incursion des militaires de la Rwanda Defence Force (RDF) en octobre.

Selon l’armée congolaise, une compagnie des forces armées rwandaises a fait incursion à Kibumba, approchant à environ 200 mètres de la route nationale 2 et aurait occupé brièvement six villages. Le porte-parole des FARDC dans la région a même rapporté des scènes de pillage.

Mais dans un communiqué, Le RDF a clarifié que c’était en poursuivant les contrebandiers qui portaient des paquets non-identifies et soupçonnés d’être armés, que les forces de l’ordre ont involontairement traversé de quelques mètres, la frontière avec la RDC.

“Les RDF et les FARDC entretiennent de bonnes relations et continuent de collaborer en matière de sécurité.

C’est tout comme la question des M23, Le RDF a insisté qu’il n’est pas impliqué dans leurs attaques, et que “L’ex groupe armé M23 en question n’a pas cherché refuge au Rwanda en 2013, il est plutôt basé en Ouganda, lieu de provenance de l’attaque et ses membres se sont retirés.

“Les allégations issues des médias ou de déclarations des autorités régionales selon lesquelles l’ex-groupe arme M23 serait venu du Rwanda ou que ses combattants s’y seraient retirés est une propagande dont le seul but est d’envenimer les bonnes relations qu’entretiennent le Rwanda et la République démocratique du Congo,” a-t-il ajouté.

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Afrique Centrale

L’Ukraine Retire Ses 250 Soldats et hélicoptères de la MONUSCO

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Le gouvernement ukrainien a décidé de retirer ses troupes de la Mission des Nations Unies de maintien de la paix en République démocratique du Congo (MONUSCO), pour contribuer à la defense du pays contre l’offensive russe.

La décision a été annoncée ce mercredi lors d’une conférence de presse de la MONUSCO, à Kinshasa.

Le contingent ukrainien comprend environ 250 soldats, personnel, hélicoptères et d’autres équipements militaires.

“Nous prenons acte de cette décision et remercions l’Ukraine pour sa solide contribution à la MONUSCO et aux autres opérations de paix. L’impact de ce retrait est en cours d’examen”, indique la mission onusienne.

Selon l’ONU, le nombre de personnes fuyant la guerre dépasse désormais deux millions.

Seule la Pologne a accueilli 1,2 million de réfugies.

Les sanctions contre Moscou se sont accumulées, et ont fait beaucoup des entreprises privées étrangers de quitter également le pays ou arrêter leurs activités.

Le géant de la restauration rapide McDonald’s, Coca-Cola et la chaîne de café Starbucks sont les dernières entreprises à suspendre leurs activités en Russie.

Les notations de Fitch ont abaissé davantage la note de la dette souveraine de la Russie, affirmant que la décision reflète l’opinion selon laquelle un défaut est “imminent”.

Si la Russie devait faire défaut sur le paiement d’une dette, ce serait la première fois depuis 1998.

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Afrique Centrale

La République démocratique du Congo se rapproche de l’adhésion à l’EAC

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La République démocratique du Congo (RDC) s’est rapprochée de l’adhésion à la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) suite à une recommandation du Conseil des ministres au Sommet des chefs d’État pour que le pays d’Afrique centrale soit admis dans la Communauté.

La recommandation du Conseil au Sommet fait suite aux négociations tenues entre une équipe d’experts de l’EAC et de la RDC du 15 au 24 janvier 2022 à Nairobi, Kenya.

Le Conseil a fait la recommandation lors de sa 46e réunion extraordinaire qui s’est tenue virtuellement le 8 février 2022 sous la présidence de Adan Mohamed, alors secrétaire du Cabinet du Kenya en charge de l’EAC et du développement régional.

Le Conseil a noté que les négociations avec la RDC étaient conclues et qu’une matrice du cadre de négociation avait été adoptée conjointement.

Les ministres ont recommandé au sommet des chefs d’État de la EAC d’envisager l’admission de la RDC dans la Communauté conformément à l’article 3, paragraphe 3, du traité.

Le Conseil a en outre demandé au Secrétariat de l’EAC d’élaborer et de partager avec la RDC le projet de traité d’adhésion lors de l’admission de la RDC par le Sommet.

Le Conseil a également chargé le Secrétariat d’élaborer un projet de feuille de route pour l’intégration de la RDC dans la Communauté et de le soumettre au Conseil pour examen.

La RDC attendra désormais la décision du Sommet des chefs d’Etat de l’EAC sur recommandation du Conseil.

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Afrique Centrale

L’Ouganda Sommé De Payer 325 Millions USD A La RDC

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La Cour internationale de justice a condamné l’Ouganda à payer 325 millions USD à la RDC pour agression et pillages dans la province congolaise de l’Ituri, riche en ressources naturelles.

C’est une décision prise au moment où les forces armées Ougandaise (UPDF) sont encore en Ituri, chassant les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). 

D’après cette plus haute juridiction, 225 millions USD concernent les pertes en vies humaines entre 10 000 à 15 000 personnes, 40 millions USD pour les dommages aux biens et 60 millions pour les dommages aux ressources naturelles telles que les diamants et le coltan extraits en Ituri pendant une guerre qui a ravagé la province de 1998 à 2003.

L’Ouganda doit payer la somme en cinq versements annuels de 65 millions de dollars depuis septembre de cette année, a déclaré le juge président Joan Donoghue.

Le prix total est bien en deçà des plus de 11 milliards de dollars que le Congo avait demandé.

Le tribunal a rejeté plusieurs demandes, y compris une large indemnisation pour les dommages macroéconomiques, affirmant qu’un lien clair entre les actions de l’Ouganda et les dommages économiques allégués n’avait pas été démontré.

Les représentants de l’Ouganda à la cour n’ont pas répondu publiquement à la décision.

Lors d’audiences en avril, l’Ouganda a déclaré que son économie serait ruinée par les milliards de dollars que le Congo réclamait en réparations.

Mercredi, les juges ont déclaré qu’ils étaient satisfaits des réparations accordées et que les conditions de paiement étaient “dans les limites de la capacité de paiement de l’Ouganda”.

Après de longues procédures, le tribunal a jugé en 2005 que l’Ouganda avait violé le droit international en occupant des parties de la province congolaise orientale avec ses propres troupes et en soutenant d’autres groupes armés pendant une guerre qui a fait rage de 1998 à 2003.

L’Ouganda avait fait valoir que ses troupes étaient entrées en Ituri à l’invitation du Congo. Le tribunal a rejeté cet argument en 2005 et a statué que l’Ouganda était une puissance occupante dans la province.

Le tribunal avait ordonné aux voisins africains de négocier des réparations, mais en 2015, le Congo est revenu devant le tribunal, affirmant que les pourparlers étaient au point mort. Mercredi, le tribunal a statué sur le montant final de l’indemnisation.

Les décisions de la CIJ, qui traite des différends entre États, sont définitives et sans appel.

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