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Le pape François dit aux journalistes d’écouter, enquêter et rapporter

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Le pape François a conseillé aux journalistes de faire et rechercher un bon journalisme en poursuivant l’histoire sur le terrain et d’éviter les reportages en fauteuil.

« C’est pourquoi je vous encourage à préserver et à cultiver ce sens de la mission qui est à l’origine de votre choix. Et je le ferai avec trois verbes qui, selon moi, caractérisent le bon journalisme : écouter, enquêter et rapporter », a déclaré le Pape en s’adressant aux journalistes lors d’une cérémonie de récompense d’éminents journalistes dans la salle du Consistoire du Palais apostolique du Vatican le samedi 13 novembre.

Le Pape a demandé aux journalistes : « Combien d’expériences partagées, combien de voyages, combien d’événements vous avez vécus de première main, en les racontant à vos téléspectateurs et lecteurs ?

Le Pontife a expliqué que le journalisme ne se fait pas en choisissant une profession, mais en se lançant dans une mission, un peu comme un médecin, qui étudie et travaille pour que le mal du monde soit guéri.

« Votre mission est d’expliquer le monde, de le rendre moins obscur, d’en faire moins peur à ceux qui y vivent et de regarder les autres avec plus de conscience, et aussi avec plus de confiance. Ce n’est pas une mission facile. C’est compliqué de penser, de méditer, d’étudier plus en profondeur, de s’arrêter et de recueillir des idées et d’étudier les contextes et les précédents d’une nouvelle”, a déclaré le pape François.

Le risque, vous le savez bien, est d’être submergé par l’actualité au lieu de pouvoir la comprendre. C’est pourquoi je vous encourage à conserver et à cultiver ce sens de la mission qui est à l’origine de votre choix. Et je le ferai avec trois verbes qui, selon moi, caractérisent le bon journalisme : écouter, enquêter et rapporter.

L’écoute dans le journalisme

Pour un journaliste, écouter, c’est avoir la patience de rencontrer face à face les personnes à interroger, les protagonistes des histoires racontées, les sources auprès desquelles s’informer.

Écouter va toujours de pair avec voir, avec présence : certaines nuances, sensations, descriptions complètes ne peuvent être transmises aux lecteurs, auditeurs et spectateurs que si le journaliste a écouté et vu par lui-même.

Cela signifie s’évader – et je sais à quel point c’est difficile dans votre travail ! – échapper à la tyrannie d’être toujours en ligne, sur les réseaux sociaux, sur le web. Le journalisme d’écouter et de bien voir demande du temps.

Tout ne peut pas être dit par e-mail, par téléphone ou sur un écran. Comme je l’ai rappelé dans le Message pour la Journée de la communication de cette année, nous avons besoin de journalistes prêts à « user la semelle de leurs chaussures », à sortir de la salle de rédaction, à se promener dans la ville, à rencontrer des gens, à évaluer les situations dans que nous vivons à notre époque. Écouter est le premier mot qui m’est venu à l’esprit.

Enquête en journalisme

A l’heure où des millions d’informations sont disponibles sur le web, et où de nombreuses personnes s’informent et se forment sur les réseaux sociaux, où malheureusement prévaut parfois la logique de simplification et d’opposition, l’apport le plus important qu’un bon journalisme puisse apporter est celui d’une analyse approfondie.

En effet, que pouvez-vous offrir de plus à ceux qui vous lisent ou vous écoutent que ce qu’ils trouvent déjà sur le web ? Vous pouvez offrir le contexte, les précédents, les clés d’interprétation qui aident à reconstituer le fait qui s’est produit.

Reportage dans le journalisme

Reporter, ce n’est pas se mettre au premier plan, ni s’ériger en juge, mais se laisser frapper et parfois blesser par les histoires que l’on rencontre, afin de pouvoir les raconter avec humilité à nos lecteurs. La réalité est un excellent antidote à de nombreux « maux ».

La réalité – ce qui se passe, la vie et les témoignages des gens – mérite d’être racontée. Je pense aux livres que vous écrivez, Valentina, sur les femmes qui subissent la tyrannie de la maltraitance.

Aujourd’hui, nous avons grand besoin de journalistes et de communicateurs passionnés par la réalité, capables de dénicher les trésors souvent cachés dans les replis de notre société et de les raconter, nous permettant d’être impressionnés, d’apprendre, d’élargir notre esprit, d’en saisir des aspects que nous ne connaissions pas avant.

Je vous suis reconnaissant de vos efforts pour raconter la réalité. La diversité des approches, des styles, des points de vue liés aux différentes cultures ou appartenances religieuses est aussi une mine d’informations.

S’il vous plaît, rappelez-vous également que l’Église n’est pas une organisation politique avec des gens de gauche et de droite, comme c’est le cas dans les parlements. Parfois, malheureusement, nos considérations se réduisent à cela, avec un certain enracinement dans la réalité. Mais non, l’Église n’est pas cela.

Ce n’est pas une grande multinationale dirigée par des managers qui étudient à table la meilleure façon de vendre leur produit. L’Église ne se construit pas à partir de son propre projet, elle ne tire pas en elle la force d’aller de l’avant et elle ne vit pas de stratégies marketing.

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Religion

Visite historique, Le Pape François en Grèce pour un agenda surchargé

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Deuxième étape de ce 35ème voyage apostolique, le Saint-Père a quitté dans la matinée du 4 septembre le territoire chypriote, il est arrivé vers 11h10 heure locale à l’aéroport d’Athènes, la capitale grecque.

La Grèce devient le premier pays européen (en dehors de l’Italie) à avoir accueilli deux fois le Pape François, après sa visite du 16 avril 2016 à Lesbos. François marchera aussi sur les pas de saint Jean-Paul II, venu il y a 20 ans, en 2001.

Après la cérémonie de congé à 9h10 à l’aéroport international de Larnaka à Chypre, l’avion du Pape s’est envolé à 9h30 pour une arrivée à Athènes vers 11h10, heure locale. Comme le veut la tradition, le Saint-Père a envoyé un télégramme de congé au président de la République

chypriote, Nicos Anastasiades : «Au moment de conclure ma visite apostolique à Chypre, je renouvelle ma profonde gratitude à votre excellence et au peuple chypriote pour leur accueil chaleureux et leur hospitalité. Avec l’assurance de mes prières pour la paix et la prospérité de la nation, j’invoque sur vous toutes les bénédictions de Dieu tout-puissant».

Programme en Grèce

Après l’accueil officiel à l’aéroport international, François se rendra au Palais présidentiel à 12h pour y rencontrer la présidente puis le Premier ministre, avant son discours aux autorités, à la société civile et au corps diplomatique, à 12h45.

À 16h, il effectuera une visite à Sa Béatitude Ieronymos II, archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, qui l’avait

ccompagné à Lesbos en 2016. L’évêque de Rome et l’archevêque orthodoxe d’Athènes tiendront ensuite à 16h30 une rencontre publique accompagnés de leurs délégations respectives, en la Salle du Trône de l’archevéché orthodoxe, avec un discours du Pape. La fin de journée sera consacrée à la minorité catholique, avec à 17h15 la rencontre avec les évêques, prêtres, religieux et religieuses, séminaristes et catéchistes en la cathédrale saint Denys, toujours à Athènes. À 18h45, le Pape recevra les jésuites de Grèce à la nonciature apostolique.

Le dimanche 5 décembre, le Pape s’envolera pour Lesbos à 9h15, pour un atterrissage prévu à 10h10 à l’aéroport de Mytilène. Il visitera à 10h45 les réfugiés au Centre d’identification et de réception de Mytilène, où il prononcera un discours, ainsi que la prière de l’Angélus. Il reprendra l’avion pour Athènes à 12h15. Á 16h45, il présidera la messe dominicale au Megaron Concert Hall d’Athènes, avant de recevoir Ieronymos II à la nonciature apostolique à 19h pour une visite de courtoisie.

Le lundi 6 décembre, dernier jour de ce voyage apostolique, le Pape recevra le président du Parlement à 8h15 à la nonciature, avant de rencontrer les jeunes à 9h45 l’école Saint-Denys des sœurs ursulines à Maroussi, un quartier de la capitale grecque. Il y prononcera son dernier discours. La cérémonie de congé à l’aéroport d’Athènes est prévue à 11h15 et le décollage de son avion à 11h30, pour un atterrissage prévu à Rome-Ciampino à 12h35.

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