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Afrique Centrale

Rwanda – RDC : Le Gouvernement Réagit Suite à La Manifestation Sanglante à Goma

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Le gouvernement congolais a dénoncé la manifestation des jeunes qui a eu lieu à Goma ce lundi, citant la manipulation de l’opinion publique sous prétexte d’une présence des policiers rwandais sur le sol congolais.

Le Porte-Parole du gouvernement et Ministre de la Communication et des médias, Patrick Muyaya, s’est exprimé sur cet acte comme une “preuve de la dangerosité des fake news.”

“Aucune image, aucune preuve d’une quelconque présence policière rwandaise, mais beaucoup de manipulation. Il est urgent de faire une large coalition contre les fake news, des vies seront protégées,” a écrit sur son compte Twitter.

Apres ces évènements d’hier, onze manifestants sont été arrêtés par la police, et doivent répondre devant la justice. Il y a quatre personnes tuées dont un commissaire de police abattu à son poste de travail, un motard, un bébé et un homme non identifié.

De l’autre côté, au moins 17 personnes ont été blessées dont cinq policiers. Trois armes AK 47 de la police ont été portées par les hommes non identifiés.

Dans un point de presse lundi, à Kinshasa, Ministre Muyaya a revenu sur des motifs qui justifiaient ces manifestations en commençant par une réunion des chefs de police de la région de l’Afrique de l’Est (EAPCCO) qui s’est tenu à Kinshasa du 11-14 octobre.

Cette organisation est depuis dirigée par le chef de la Police Nationale Congolaise, Général Dieudonné Amuli Bahigwa.

C’est dans ce cadre qu’il devrait visiter des différents pays membre de l’EAPCCO, dont il s’est rendu à Kigali la semaine passée.

C’était la visite aussi effectué dans le cadre de la coopération transfrontalière, notamment qu’avant la pandémie COVID-19, la frontière Rwanda – RDC était la plus fréquentée au monde après la frontière des Etats-Unis – Mexique.

“Donc, il est tout à fait normal que les polices de deux pays puissent être en mesure de communiquer de manière régulière. Il n’a jamais été question que les éléments de la police du Rwanda ou les policiers rwandais viennent assurer l’ordre public à Kinshasa” M. Muyaya a dit.

“Tout ce qui s’est passé procède de la manipulation et de la volonté délibéré de nuire à cet effort collectif que nous devons mettre en place pour lutter contre le terrorisme et les crimes transfrontaliers” a-t-il ajouté.

Le Général Dieudonné Amuli Bahigwa avait revenu sur l’origine de la confusion, notant l’extension du bureau de l’EAPCCO à Goma.

“Il existe in projet d’au niveau régional, vous savez que le bureau régional se trouve à Nairobi et le centre d’élite contre le terrorisme dans ce bureau régional, il existe un projet d’ouvrir une extension de ce bureau et ça, c’est au niveau régional, à Goma. Quelqu’un qui a pris ça l’en a fait retourner l’opinion.”

Selon le Général Major Sylvain Ekenge, Porte-parole du gouverneur du Nord Kivu a aussi insisté qu’il n’y a pas des éléments de la police rwandais sur le sol congolais.

Lui aussi avait invité la presse lundi pour clarifier cette situation qu’il a appelée “de l’intoxication, de la manipulation de l’opinion autour de l’accord qui aurait été signé avec la police rwandaise.”

“Moi, je suis à Goma, vous vous êtes des journalistes professionnelles, je me demande si vous avez déjà vu un policier rwandais ici à Goma […] Alors, d’aucuns aurait aperçu à Goma des policiers rwandais, et je ne sais pas quelle magie si ce n’est pas l’imagination fertile des esprits mal intentionnés, destiné à instrumentaliser la jeunesse” disait-t-il.

Afrique Centrale

L’Ukraine Retire Ses 250 Soldats et hélicoptères de la MONUSCO

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Le gouvernement ukrainien a décidé de retirer ses troupes de la Mission des Nations Unies de maintien de la paix en République démocratique du Congo (MONUSCO), pour contribuer à la defense du pays contre l’offensive russe.

La décision a été annoncée ce mercredi lors d’une conférence de presse de la MONUSCO, à Kinshasa.

Le contingent ukrainien comprend environ 250 soldats, personnel, hélicoptères et d’autres équipements militaires.

“Nous prenons acte de cette décision et remercions l’Ukraine pour sa solide contribution à la MONUSCO et aux autres opérations de paix. L’impact de ce retrait est en cours d’examen”, indique la mission onusienne.

Selon l’ONU, le nombre de personnes fuyant la guerre dépasse désormais deux millions.

Seule la Pologne a accueilli 1,2 million de réfugies.

Les sanctions contre Moscou se sont accumulées, et ont fait beaucoup des entreprises privées étrangers de quitter également le pays ou arrêter leurs activités.

Le géant de la restauration rapide McDonald’s, Coca-Cola et la chaîne de café Starbucks sont les dernières entreprises à suspendre leurs activités en Russie.

Les notations de Fitch ont abaissé davantage la note de la dette souveraine de la Russie, affirmant que la décision reflète l’opinion selon laquelle un défaut est “imminent”.

Si la Russie devait faire défaut sur le paiement d’une dette, ce serait la première fois depuis 1998.

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Afrique Centrale

La République démocratique du Congo se rapproche de l’adhésion à l’EAC

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La République démocratique du Congo (RDC) s’est rapprochée de l’adhésion à la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) suite à une recommandation du Conseil des ministres au Sommet des chefs d’État pour que le pays d’Afrique centrale soit admis dans la Communauté.

La recommandation du Conseil au Sommet fait suite aux négociations tenues entre une équipe d’experts de l’EAC et de la RDC du 15 au 24 janvier 2022 à Nairobi, Kenya.

Le Conseil a fait la recommandation lors de sa 46e réunion extraordinaire qui s’est tenue virtuellement le 8 février 2022 sous la présidence de Adan Mohamed, alors secrétaire du Cabinet du Kenya en charge de l’EAC et du développement régional.

Le Conseil a noté que les négociations avec la RDC étaient conclues et qu’une matrice du cadre de négociation avait été adoptée conjointement.

Les ministres ont recommandé au sommet des chefs d’État de la EAC d’envisager l’admission de la RDC dans la Communauté conformément à l’article 3, paragraphe 3, du traité.

Le Conseil a en outre demandé au Secrétariat de l’EAC d’élaborer et de partager avec la RDC le projet de traité d’adhésion lors de l’admission de la RDC par le Sommet.

Le Conseil a également chargé le Secrétariat d’élaborer un projet de feuille de route pour l’intégration de la RDC dans la Communauté et de le soumettre au Conseil pour examen.

La RDC attendra désormais la décision du Sommet des chefs d’Etat de l’EAC sur recommandation du Conseil.

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Afrique Centrale

L’Ouganda Sommé De Payer 325 Millions USD A La RDC

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La Cour internationale de justice a condamné l’Ouganda à payer 325 millions USD à la RDC pour agression et pillages dans la province congolaise de l’Ituri, riche en ressources naturelles.

C’est une décision prise au moment où les forces armées Ougandaise (UPDF) sont encore en Ituri, chassant les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). 

D’après cette plus haute juridiction, 225 millions USD concernent les pertes en vies humaines entre 10 000 à 15 000 personnes, 40 millions USD pour les dommages aux biens et 60 millions pour les dommages aux ressources naturelles telles que les diamants et le coltan extraits en Ituri pendant une guerre qui a ravagé la province de 1998 à 2003.

L’Ouganda doit payer la somme en cinq versements annuels de 65 millions de dollars depuis septembre de cette année, a déclaré le juge président Joan Donoghue.

Le prix total est bien en deçà des plus de 11 milliards de dollars que le Congo avait demandé.

Le tribunal a rejeté plusieurs demandes, y compris une large indemnisation pour les dommages macroéconomiques, affirmant qu’un lien clair entre les actions de l’Ouganda et les dommages économiques allégués n’avait pas été démontré.

Les représentants de l’Ouganda à la cour n’ont pas répondu publiquement à la décision.

Lors d’audiences en avril, l’Ouganda a déclaré que son économie serait ruinée par les milliards de dollars que le Congo réclamait en réparations.

Mercredi, les juges ont déclaré qu’ils étaient satisfaits des réparations accordées et que les conditions de paiement étaient “dans les limites de la capacité de paiement de l’Ouganda”.

Après de longues procédures, le tribunal a jugé en 2005 que l’Ouganda avait violé le droit international en occupant des parties de la province congolaise orientale avec ses propres troupes et en soutenant d’autres groupes armés pendant une guerre qui a fait rage de 1998 à 2003.

L’Ouganda avait fait valoir que ses troupes étaient entrées en Ituri à l’invitation du Congo. Le tribunal a rejeté cet argument en 2005 et a statué que l’Ouganda était une puissance occupante dans la province.

Le tribunal avait ordonné aux voisins africains de négocier des réparations, mais en 2015, le Congo est revenu devant le tribunal, affirmant que les pourparlers étaient au point mort. Mercredi, le tribunal a statué sur le montant final de l’indemnisation.

Les décisions de la CIJ, qui traite des différends entre États, sont définitives et sans appel.

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